« Méditation et initiation à la Calligraphie », tel était le titre du week-end proposé par Yu-Ing Galley dans le cadre des activités du Centre Assise, en octobre 2017, la méditation en question étant celle du zazen qui est la pratique commune des membres d'Assise (cf. Accueil du blog Voies d'Assise).

Yu-Ing Galley pratique le zen et la calligraphie depuis presque vingt ans[1]. Par ailleurs elle est formatrice à l'écoute active.

Voici trois calligraphies et un court témoignage sur ce que représente le chemin qui réunit méditation et calligraphie.

Cette première calligraphie est celle de "La joie".

Joie, calligraphie de Y-I Galley, 2018

 

Méditation et Calligraphie

Yu-Ing Galley

 

 

Zazen et calligraphie, deux démarches méditatives complémentaires avec en commun :

  • Une exigence d’engagement de soi en totalité.
  • Une recherche de l’essentiel de notre vivant.

L’assise immobile pratiquée dans un rituel très dépouillé, hérité du bouddhisme zen, permet, entre autres, d’expérimenter l’ajustement du souffle et de la posture.

La calligraphie chinoise permet la recherche du geste juste, dans le souffle et à partir du plus profond de soi.

La copie des grands maîtres est au cœur de la pratique de la calligraphie et constitue, paradoxalement, le chemin vers un geste calligraphique de plus en plus libre.

Le geste et le trait révèlent au calligraphe sa personnalité, son énergie, son positionnement dans l’espace et sa qualité de présence, mais aussi ses tensions, ses raideurs. En s’inscrivant dans sa trace, le calligraphe reçoit l’énergie du maître ancien et se met en mesure de polir, progressivement, ce qui entrave la liberté de son geste.

 

 

cyclamen , calligraphie de Y-I Galley, 2017

Calligraphie du cyclamen :

Les 2 premiers caractères signifient "branche fleurie"
Le troisième : "naturellement", "spontanément" 
Le quatrième : "court"
Le cinquième : "long"

 D'où : « Les branches fleuries tantôt courtes tantôt longues »

Ou

« Chacun a naturellement qualités et défauts»

 

 

 

 

 

 

calligraphie de Y-I Galley, sûtra du coeur

Calligraphie donnant un extrait du Hannya Shingyô

是 大 神  呪         是 大明  呪        是 無上呪       是 無 等 等 呪
zê dai jin shû   zê dai myô shû    zê mû jô shû   zê mû tô dô shû

[Il faut donc comprendre que la Prajnâ Pâramita (Sagesse transcendante) est]
le grand mantra, le mantra lumineux, l'insurpassable mantra, l'incomparable mantra.

N B : Ce sûtra est récité au centre Assise (cf. Hannya Shingyô (sûtra du cœur de la Sagesse transcendante) en japonais et en français)

 


 


[1] Yu-Ing a commencé à cheminer dans le cadre du Assise dans les années 2000. Elle en a été la présidente en 2011.