Plan de ce message d'accueil :
I - Voies d'Assise : Présentation rapide de Jacques Breton et du Centre Assise ainsi que du contenu du blog.
II - Vers l'Unité : textes de J. Breton relatifs à l'Unité.
III - Lieux du Centre Assise (France, Suisse, Japon) et lien vers le site d'Assise.

 

I – Voies d'Assise

 

Ce blog est dédié à Jacques Breton et au centre Assise qu'il a créé :

poignée de main J Breton EizanJacques Breton (1925 - 2017) était prêtre du diocèse de Paris. Formé à la mystique chrétienne – en particulier au sein d'un carmel – il est devenu assistant de K. Graf Dürckheim (thérapie initiatique) et instructeur de kinomichi (voie-du-ki[1]), l'art créé par Maître Masamichi Noro à partir de l'aikidô[2]. En 1983 J. Breton est allé dans les monastères zen du Japon dans le cadre des échanges organisés par le Vatican entre monastères zen et monastères chrétiens[3] ; il s'est alors formé auprès de Sochu Rôshi le responsable du Ryûtaku-ji de 1984 à 1990, et a reçu de lui la mission d'enseigner le zen. Il a aussi eu une relation privilégiée avec Eizan Rôshi depuis 1986[4]. En plus de fonder le centre Assise, Jacques a animé de nombreuses sessions en France, en Suisse et en Belgique.

Le Centre Assise se définit comme un lieu de cheminement intérieur, se référant au zen et à l'enseignement de K. Graf Dürckheim, enraciné dans la tradition mystique chrétienne et ouvert aux autres traditions. Il est relié[5] à l'abbaye bénédictine de Fleury à St-Benoît-sur-Loire[6] en France, et au Ryûtaku-ji (龍澤寺), le monastère zen du Japon fondé par Maître Hakuin en 1761 près de Mishima. Depuis 2008 c'est Eizan Rôshi[7] le responsable du monastère.

 

Jacques nous a quittés le 19 février 2017 à l'âge de 92 ans, mais comme l'a écrit alors Eizan Rôshi :  

« Nous ne voyons plus la forme de Jacques, ni n’entendons sa voix, sa vie sur terre a pris fin, mais son travail réalisé, ses enseignements, sa manière de vivre continuent de résonner dans le ciel et la terre. »

 

Vous trouverez donc petit à petit sur ce blog[8] :

  1. des informations (le programme du Centre Assise ; la charte d'Assise…) et des échos divers sur la vie au centre Assise ;
  2. des articles, homélie, enseignements de Jacques Breton (lire par ailleurs ses deux livres : Vers la lumière ; Itinéraire singulier  d'un prêtre catholique[9])
  3. des enseignements de moines de l'abbaye de Fleury (en particulier de l'Abbé actuel et de son prédécesseur) lors de week-end à Saint-Gervais ; des échos de lectures bibliques et de sessions sur les grands symboles, des témoignages…
  4. des textes zen (les sûtras qu'on récite en sesshin, le Fukanzazengi de Maître Dôgen, des kôans...) ; des échos du travail effectué avec Eizan Rôshi en sesshin ainsi que des relations avec le Japon ; des témoignages…
  5. des messages concernant les activités dans l'esprit de K. Graf Dürckheim (argile, dessin, contes, mythes, danse, sabre, voix…) ainsi que des réflexions sur lui ;
  6. des messages concernant le kinomichi, art martial créé par Maître Masamichi Noro ; des messages concernant d'autres activités (gymnastique holistique, taichi - qi gong, mouvement régénérateur, yoga, jeûne, écriture, …) et des échos divers.

Mais pour l'instant le blog en est à ses débuts. Pensez à utiliser la fonction "recherche" (en haut de la colonne de gauche) si vous êtes sur ordinateur. Si vous voyez un disfonctionnement (ou des coquilles) dans le blog, si vous avez des textes, photos, articles, notes des enseignements de Jacques Breton ou des activités, n'hésitez pas à les proposer en envoyant un message à "l'auteur du blog", vous avez le lien de contact en haut des pages si vous êtes sur ordinateur, le voici : Contacter l'auteur.

 
 

II – Vers l'Unité

Textes de Jacques Breton

 

« Le Centre Assise doit son nom à ce lieu d'Italie où s'est tenue en Octobre 1986 la rencontre des différentes religions dans le but d'une réconciliation. Aussi l'approche des deux traditions, bouddhiste zen et chrétienne, qui se vit ici, est-elle une petite pierre dans la construction de l'humanité nouvelle. Il est urgent d'œuvrer aujourd'hui pour la paix. » (Extrait d'un ancien numéro de "La Voix d'Assise", le bulletin de liaison d'Assise)

 

Jacques Breton prêtre« Comme pour toutes les plantes, notre vie prend sa source dans notre "terre", c'est-à-dire notre nature profonde, notre être intérieur. C'est là que nous puisons cette eau vivifiante, ce souffle puissant. Au départ ceux-ci vont nous permettre de vaincre toutes nos pulsions de mort, tous nos dysfonctionnements, tout ce qui entrave notre croissance. Ils nous permettront de sortir de nos enfermements causés par les ruptures, les échecs, les conflits, les angoisses, la peur. L'énergie qui se dégage nous permet alors de faire face à toutes les situations, les événements difficiles sans nous laisser démunis, écrasés par eux.

Mais nous pouvons nous sentir appelés à une vie encore plus profonde qui prend sa source dans l'Esprit divin. Il nous ouvre à une Vie encore plus belle, plus grande, plus vraie : la Vie éternelle. Elle peut vaincre la mort physique du fait qu'elle s'unit à la Vie divine. Et cette Vie ne fait pas double emploi avec notre vie naturelle. Au contraire, elle va lui apporter une autre dimension. D'une vie encore très limitée, elle va ouvrir à une connaissance, une sagesse, une créativité, un amour incommensurables.

Certes, dans notre monde terrestre, quand l'eau pure s'unit à l'eau sale c'est cette dernière qui va altérer toute l'eau. Au contraire dans le monde spirituel, la force de l'eau pure est telle qu'elle va purifier toute l'eau et lui donner sa fraîcheur, sa limpidité.

Cette union ne se fait pas sans notre participation active. Il n'est évident pour personne de croire à cette source spirituelle tant que nous ne sommes pas entrés dans cette expérience. Cela demande beaucoup d'humilité, d'écoute de la Parole de Dieu, de travail sur soi, pour prendre conscience de cette présence vivifiante. » ("La Voix d'Assise" de mai 2004)

 

K Graf Dürckheim« L'apport de Graf Dürckheim est d'avoir bien montré que la vie mystique s'ancre essentiellement dans l'intégralité de la personne humaine. Elle s'inscrit dans une remise en ordre de l'homme dans ses dimensions corporelle, affective et mentale, et rend possible cette unité. Dürckheim a réhabilité l'expérience mystique, et surtout, il l'a crédibilisée. Grâce à lui en particulier, la vie mystique n'est plus réservée à une élite qui vit dans des monastères, mais elle est offerte à tout homme de bonne volonté.» ("Chemin initiatique et vie mystique" dans Regards inédits sur Graf Dürckheim[10])

 

« Ces pratiques (méditation zen, kinomichi) m'ont permis de vivre la verticale, un des aspects essentiels de l'unité corps-esprit que j'avais déjà découvert à Rütte dans le dessin méditatif. L'homme est à la fois de la terre et du ciel. Son lien physique avec la terre lui rappelle son origine animale, sa solidarité avec le cosmos, le rapport concret avec l'existence, mais en se détachant de la terre, il se coupe de la réalité. Le lien avec le ciel lui est aussi indispensable, sinon il se sépare de ce qui donne à l'homme toute sa dimension spirituelle. Et c'est dans son corps qu'il doit vivre sa verticalité terre - ciel. L'homme est un être debout. Le pratiquant de la méditation zen doit sentir le contact avec la terre à travers ses ischions, son coccyx. En prenant appui sur cette terre, dans l'expiration, il laisse remonter l'énergie le long de sa colonne vertébrale pour s'ouvrir au ciel. C'est à cette condition seulement il pourra être présent à sa respiration abdominale et finalement à son centre vital. Je puis assurer combien la prise de conscience de la verticalité m'a aidé à exister en me donnant un équilibre, une grande confiance. Grâce à elle, j'ai pu m'ouvrir sans peine car je me sentais suffisamment solide pour ne plus me laisser ébranler par tout ce qui venait de l'extérieur. Cela me rendait plus disponible, plus à l'écoute de mon entourage. » (Jacques Breton, L'itinéraire singulier d'un prêtre catholique, p.98-99)

 

Jacques Breton en zazen au Japon« J'ai beaucoup appris avec le zen : à lâcher prise, à être présent à ce que je fais, mais tout d'abord à respirer. Je peux maintenant m'abandonner, me donner dans l'expiration et ensuite me recevoir pour m'unifier. […] L'expérience que j'ai vécue montre à quel point spiritualités orientales et occidentales peuvent être complémentaires. Cela m'a permis de comprendre que descendre au plus profond de soi c'est s'ouvrir à cette dimension infinie de lumière et d'amour que chacun de nous porte en soi quel que soit l'état de notre santé physique, physiologique ou psychologique. C'est trouver son unité, sa vérité, sa liberté. C'est se situer à sa juste place. C'est atteindre à la sérénité, ressentir une joie qui déborde du cœur pour rejaillir sur l'autre. C'est à la fois se créer soi-même et aider l'autre à se créer pour que se construise un monde nouveau, qui répondrait à nos aspirations profondes. » ("Accéder à cette vie haute par le zen", conférence de 1993)

 

Jacques Breton et Françoise Paumard, kinomichi« Pour qu'un geste soit juste ou vrai, il faut que la personne tout entière, corps et esprit, l'exécute. […] Or, c'est cet accord que le kinomichi m'a aidé à rétablir. Pour qu'un geste soit vrai, l'impulsion doit partir du centre de la personne, et c'est l'énergie interne, le "ki", qui doit exécuter le geste. Mais combien il est difficile de se laisser agir par cette force : des tensions, des blocages, des résistances font obstacle. Et aussi, je voulais trop bien "faire". Combien de fois, Maître Noro[11] me disait : « Trop dur », ou bien « Laissez couler la force comme l'eau qu'elle symbolise ». Ne rien durcir, mais garder sans cesse la souplesse des muscles, qui permet à cette eau, porteuse de vie jaillissant de la source intérieure, d'atteindre les extrémités des membres et au-delà. Je dois avouer qu'il m'a fallu beaucoup de temps pour assouplir le corps, ne rien forcer, et pour que tout le mouvement parte du centre vital. Et pourtant, le chemin ne faisait que commencer. Étant plus à l'aise avec mon corps, un approfondissement s'est fait : plus présent à ma verticale qui relie la terre au ciel, plus présent à moi-même dans le mouvement, plus présent aux autres avec le contact, je pouvais m'ouvrir davantage à l'Esprit. Ce n'était plus seulement la force "ki" qui m'animait, mais la force spirituelle à laquelle je m'abandonnais. Certes, je ne prétendrai pas dire comme saint Paul : « Ce n'est plus moi qui agis, mais l'Esprit divin qui agit à travers moi », car bien souvent, c'était encore le "petit moi" qui agissait, et surtout, je n'avais jamais la certitude que c'était l'Esprit du Christ qui passait à travers moi. Cependant je ressentais peu à peu une plus grande paix et une plus grande unité, aussi bien dans ma démarche que dans mes gestes. » ("Kinomichi et christianisme", article)

 

III – Les lieux du Centre Assise, et lien vers le site

 

Voici d'abord le site du Centre Assise où vous trouvez les informations sur les sessions, les activités, les animateurs… : http://www.centre-assise.org/

 

1/ Les deux principaux lieux du Centre Assise en France :

  • 40 rue Quincampoix, escalier B, 1er étage (interphone Breton), 75004 PARIS  (Métro : Les Halles, Chatelet ou Rambuteau, sortie Beaubourg)
  • 29-31 rue Guesnier 95420 Saint-Gervais (à 60 km de Paris, à 25 km de Cergy-Pontoise)[12].
  • Adresse mail du Centre : centre-assise[a]wanadoo.fr

2/ Abbaye et monastère reliés au Centre Assise :

  • L'abbaye de Fleury à Saint-Benoît-sur-Loire (France) : depuis 2011 la session d’été « L’Éveil et le Chemin »[13] a lieu là-bas. Le Père Abbé est garant spirituel de l’esprit d’Assise (site Abbaye de Fleury 45730 ST BENOÎT-SUR-LOIRE)
  • Le Monastère du Ryûtaku-ji (龍澤寺) près de Mishima (Japon) : des sesshins intensifs ont lieu là-bas en présence de membres de l’équipe zen d'Assise. Le responsable de ce monastère, Eizan Rôshi, est garant spirituel du zen d’Assise. Ce monastère n'a pas de site internet.

3/ Deux lieux dirigés (ou animés) par des membres d'Assise :



[1] Le kinomichi est né de la rencontre entre l’Aïkido fondé par Maître Morihei Ueshiba et des pratiques corporelles occidentales notamment la méthode de Gymnastique Holistique de Madame Ehrenfried, ce qui en fait un art dont l'apprentissage est progressif. Le ki (氣) est l'énergie, le souffle. Cf. En écho au pneuma (Esprit Saint...) du NT, le "ki" (souffle-énergie) japonais selon Maître Masamichi Noro où se trouvent des extraits d'un article de Maître Noro sur "Le kinomichi, prière du corps". Sur le caractère ki (氣) lui-même voir le dernier Post Scriptum.

[2] Ai-ki-dô : dô (voie, chemin) ; ki (énergie, souffle) ; aï (harmonie, union, unité). Art martial développé et enseigné par Maître Ueshiba Morihei (1883-1969)

[3] C'est en 1983 que Jacques Breton est allé dans les monastères zen du Japon. Les premières commissions pour le dialogue interreligieux ont  été créées en 1978 dans les monastères d'Amérique du Nord et d'Europe. Le DIM (Dialogue Interreligieux Monastique) est l'organisme qui est chargé de cela actuellement, il gère en particulier des Échanges Spirituels réguliers, au cours desquels depuis une vingtaine d'années des moines chrétiens vont rencontrer leurs homologues bouddhistes ou hindous dans leurs monastères d'Asie, puis les invitent à leur tour chez eux.

[4] Un message va paraître sur cette relation.

[5] Jacques Breton est en lien avec cette abbaye depuis 1972. Pendant des années il est allé tous les mois animer une session pour les frères (kinomichi, zazen, exercices de Dürckheim) , un message du blog en parlera. Le père abbé de l'abbaye de Fleury est actuellement garant spirituel de l'association au niveau chrétien ; Eizan Rôshi responsable du Ryûtaku-ji est le garant spirituel au niveau du zen. Par ailleurs le Centre est placé sous l’autorité d’un responsable spirituel nommé par l’archevêque de Paris dans les conditions prévues dans les statuts de l’association. Ce responsable est à l'écoute des responsables de l'association, et actuellement c'est le père Jacques Mérienne qui est par ailleurs vicaire sur la paroisse Saint-Eustache de Paris.

[6] L'abbaye bénédictine de Saint Benoit sur Loire, dont le vrai nom est abbaye de Fleury, est l'une des plus anciennes de France car elle a été fondée en 651, et doit son nom au fait que la dépouille de Saint Benoît, fondateur de l'ordre, y a été transférée. Elle a été fermée par les révolutionnaires et il a fallu attendre 1944 pour voir sa réouverture par un groupe de bénédictins de La Pierre qui Vire. Jacques Breton y avait une chambre en permanence, allant là-bas chaque mois pour animer des séances de méditation, de kinomichi, de thérapie dans l'esprit de Graf Dürckheim. Une session du centre Assise a lieu là-bas en août, lors de laquelle des moines de l'abbaye secondent les animateurs d'Assise. Cf. Le lien d'amitié entre l'abbaye de Fleury et le centre Assise : échos des deux côtés  .

[7] Gotô Eizan Rôshi ( 後藤 榮山老師). Auparavant il était responsable du Kaizen-ji à Tôkyô, c'est là qu'il a accueilli pour la première fois en 1992 un groupe de membres d'Assise pour un sesshin spécialement organisé pour les français avec un interprète. Ensuite ce fut en 1995…. Puis à partir de 2008 des membres d'Assise sont allés au Ryutaku-ji presque chaque année en participant aux sesshins des Japonais. Cf. Les relations entre Eizan Rôshi du Ryutakuji et le centre Assise de 1986 à 2017.

[8] Il y aura en particulier de nombreux extraits de "La Voix d'Assise", bulletin de liaison de l'association, réservé aux adhérents d'Assise, qui a paru 3 ou 4 fois par an jusqu'en 2013-2104, ensuite les numéros se sont faits rares. Pour le dixième anniversaire de de "La Voix d'Assise", Ghislaine Régent alors responsable de la publication depuis 2000, écrivait : « C'est en décembre 1993 que paraissait le premier numéro de La Voix d'ASSISE (le numéro 0). […] La Voix d'ASSISE est restée fidèle à sa présentation initiale, simple et "familiale", et s'efforce de demeurer un "espace de rendez-vous, reflétant à travers la matière, la chair du mot, ce qui nous relie au sein d'ASSISE dans un même “point de Vie”, sans pour autant nous lier, pieds et poings, à un même point de vue". »

[9] Vers la lumière : Expérience chrétienne et bouddhisme zen, Bayard / Centurion 1997, 219 pages (épuisé) ; L’itinéraire singulier d’un prêtre catholique. La traversée de l’obscur, éditions de L’Harmattan. 2011, 154 pages, avec une préface d'Etienne Ricaud, le Père Abbé de Saint-Benoît-sur-Loire. Ce 2ème livre retrace la vie de Jacques Breton et son évolution avec la rencontre de KG Dürckheim et du zen ; il est disponible en numérique. Cf. Le livre de J. Breton " Vers la lumière : Expérience chrétienne et bouddhisme zen" : présentation, recension, échos divers  et Le livre de J. Breton "Itinéraire singulier d'un prêtre catholique" : présentation, préface, introduction, index.

[10] Regards inédits sur Graf Dürckheim (collectif), Béthanie, 1990.

[11] Il s'agit de Maître Masamichi Noro fondateur du ki-no-michi (voie du ki). Voir note 1.

[12] C'est une grande maison entourée d'un parc, situé en face de l'église de Saint-Gervais, près de Magny-en-Vexin.

[13] L'an dernier c'était du 7 au 11 août 2017.

[14] André Scheibler se présente sur le site du zendo : « Né en 1947, je pratique zazen depuis plus de 30 ans. Tout d’abord dans le Centre de Rencontres Spirituelles et de Méditation, créé par Henri Hartung à Fleurier en Suisse, puis au Centre Assise dirigé par le père Jacques Breton. Mon premier maître zen fut Bunryo Yamada Roshi. Il venait chaque année animer une sesshin à Fleurier. Et c’est avec maître Eizan Goto Roshi, actuel responsable du monastère  Ryutakuji, à Mishima au Japon, que je poursuis mon chemin. Il m’autorise, tout comme le père Jacques Breton, à enseigner le zen. »